L’accord de Paris : bilan de la COP21

« Je ne vois pas d’objection dans la salle, je déclare l’accord de Paris pour le climat adopté. » C’est ainsi que Laurent Fabius, Président de la 21ème Conférence des Parties de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques, a clôturé le 12 décembre 2016 les négociations entre les 195 États participants.

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Cet accord, qui entrera en vigueur en 2020, permettra de lutter contre les changements climatiques et de diminuer drastiquement les émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Ses points principaux sont les suivants :

  • Contenir le réchauffement climatique sous le seuil de 2°C, si possible 1,5°C

L’accord adopté prévoit une forte réduction des émissions de gaz à effet de serre, afin de limiter la hausse de la température mondiale bien en deçà de 2°C par rapport à l’ère préindustrielle, et de « poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5 °C ». Le seuil de 1,5°C répond aux préoccupations exprimées notamment par les petits États insulaires, menacés de disparition par la montée du niveau de la mer.

  • Une différenciation des efforts

Le texte prévoit une différenciation des efforts de la part des États. Le principe clef de la Convention 1992 des Nations Unies sur le climat est rappelé dans l’accord : « responsabilités communes mais différenciées ». Il prévoit une prise en compte du niveau de développement de chaque État dans ses efforts d’atténuation. Les pays économiquement plus avancés doivent « montrer la voie en assumant des objectifs de réduction des émissions en chiffres absolus » et en veillant à soutenir les pays en voie de développement.

  • Une aide financière pour les pays du Sud

En 2009, les pays du Nord se sont engagés à verser 100 milliards de dollars par an à partir de 2020 aux pays du Sud, afin de financer dans ces derniers des politiques en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique. Aux termes de l’accord de Paris, cette somme est « un plancher ». La déclaration d’un nouvel objectif chiffré en 2025 est également prévue.

  • Des contributions nationales révisables, sans diminution possible

Les contributions de chaque État seront révisées tous les cinq ans à partir de son entrée en vigueur, soit pour la première fois à partir de 2025. Les pays ne pourront toutefois pas réviser leurs objectifs à la baisse et sont incités, au contraire, à faire mieux.

Après l’accord de Paris : quatre grands rendez-vous en 2016

  • La cérémonie de signature de l’Accord de Paris le 22 avril au siège de l’ONU à New York. Le traité prévoit son entrée en vigueur après sa ratification par au moins 55 États représentant au moins 55% du volume total des émissions de gaz à effet de serre.
  • Publication par la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (CNUCC) d’un nouveau rapport de synthèse sur les contributions nationales des États le 2 mai. Ce rapport comptabilisera les 187 contributions publiées (en sus de celles présentées d’ici le 4 avril).
  • La session de négociations à Bonn (Allemagne), siège de la CCNUCC, du 16 au 26 mai, qui sera la première session depuis l’adoption de l’accord de Paris, avec la première réunion du « Comité Ad hoc Paris Agreement » (APA) chargé de préparer les décisions de mise en œuvre de l’Accord de Paris.
  • La COP 22, organisée à Marrakech du 7 au 18 novembre 2016, où la France passera le relais au Maroc.

Pour lire l’intégralité de l’accord de Paris, cliquez ici : http://bit.ly/1UhDLAw

publié le 03/03/2016

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