Discours de M. Philippe Lalliot, Ambassadeur de la France auprès de l’UNESCO, lors de la soirée d’ouverture de la 13e Semaine du Son - 18 janvier 2016

Madame la Directrice générale, Chère Irina,
Madame la Sénatrice, Monsieur le Député,
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,
Mesdames et Messieurs, Chers amis,

Je voudrais tout d’abord remercier la Directrice générale de nous accueillir ce soir ici, à l’UNESCO et de nous faire le plaisir de sa présence dans un agenda que je sais particulièrement chargé. C’est une preuve, s’il en était besoin, de l’importance de cet événement et de l’intérêt qu’elle y porte.

Je voudrais aussi remercier les organisateurs de la Semaine du Son d’avoir pensé à l’UNESCO pour lancer cette 13ème édition et y présenter la Charte que nous allons découvrir ensemble dans quelques minutes.

Je dois vous faire un aveu : lorsque Christian Hugonnet est venu me voir, il y a quelques mois, pour me présenter ce projet, j’ai été un peu surpris, pour ne pas dire hésitant.

J’avais tort et il n’a pas fallu longtemps à Christian, dont nous connaissons tous l’engagement et l’enthousiasme, pour qu’il me convainque de l’intérêt de sa démarche.

J’avais en effet des enjeux du sonore une vision réductrice, étant sensibilisé, en citadin, mais en des termes très généraux, aux problèmes de pollution sonore, étant surtout inquiet, en père de trois adolescents, de les voir à longueur de journées et de soirée le casque de musique vissé sur les oreilles, le son à fond.

Je mesure mieux aujourd’hui l’ampleur et la complexité des enjeux du sonore auxquels nous sommes confrontés, dans des champs aussi divers que ceux de la santé publique, de la médecine, de la recherche, de l’environnement, de la culture et de l’économie.

Le caractère transversal de ces enjeux est la première raison justifiant à mes yeux que cette soirée se tienne à l’UNESCO, qui a la science, l’éducation et la culture au cœur de son mandat historique et constitue, depuis 70 ans maintenant, une référence internationale dans ces domaines.

Je souhaite à cet égard que soit rapidement mise en oeuvre la proposition des organisateurs de la Semaine du Son de créer, avec l’UNESCO, une instance de réflexion couvrant l’ensemble des enjeux sociétaux que nous allons évoquer ce soir. Cette soirée doit en être en quelque sorte l’acte de naissance.

La seconde raison justifiant notre présence ici ce soir est la dimension ou, pour filer la métaphore sonore, la résonnance internationale, qu’a déjà la Semaine du Son et que ses organisateurs veulent, et ils ont tout mon soutien, encore amplifier.

Une douzaine de pays se sont déjà associés à cette belle initiative et leurs représentants, que je salue, sont avec nous ce soir. Nous pouvons faire mieux encore et l’UNESCO, qui regroupe 195 Etats membres, est la mieux placée pour nous y aider.

Vous voyez que nous avons avec vous de grandes ambitions pour les années à venir. Cette soirée en est le reflet, et l’écho, par la multiplicité des thèmes traités et surtout la qualité exceptionnelle de ses participants.

Je ne vais pas tous les citer mais, au risque de les froisser tous, j’aimerais conclure tout de même en remerciant José Van Dam, Jean-Louis Rassinfosse et Jean-Philippe Collard-Neven pour le concert qu’ils ont aimablement accepté de nous offrir ce soir.

Bonne soirée à toutes et à tous.

publié le 20/04/2016

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