Conférence internationale pour l’Aide aux victimes, le lundi 9 janvier à l’UNESCO

Juliette Méadel, secrétaire d’Etat chargée de l’Aide aux victimes, est à l’initiative de la Conférence internationale sur l’Aide aux victimes du terrorisme, de catastrophes naturelles, et d’accidents collectifs qui s’est tenue le lundi 9 janvier à l’UNESCO.


Juliette Méadel : "Les victimes n'ont pas de... par gouvernementFR

Pour la première fois une trentaine de pays se sont accordés sur l’organisation d’une coopération internationale afin de répondre aux besoins des victimes, tant en termes de prise en charge que d’accompagnement. La secrétaire d’Etat a rappelé la nécessité d’une « politique intérieure mondiale », pour reprendre les mots d’Habermas, « où la coopération, l’entraide, la solidarité sont les maîtres mots d’une action commune » afin de « faire face aux multiples vulnérabilités du monde de demain ».
Juliette Méadel a souhaité inscrire cette initiative dans la durée avec l’élaboration, d’ici un an, d’une stratégie pour une politique internationale d’aide aux victimes. Cette grande stratégie aura comme principales priorités :
- l’accès à une information fiable pour les victimes, concernant leurs droits et les dispositifs auxquels ils peuvent accéder dans le monde ;
- l’organisation du système d’aide et de soin, pour un accompagnement et une prise en charge rapides, gratuits, et durables ;
- une indemnisation rapide et juste, sans condition de ressources ;
- la prise en charge des victimes étrangères.

La création d’un « Comité CIVIC », composé d’experts, devrait se réunir d’ici trois mois afin d’accélérer les échanges de bonnes pratiques et d’établir une feuille de route pour « un meilleur échange d’informations entre les services d’aides aux victimes et une harmonisation plus aboutie ».

« Notre volonté de collaborer davantage en faveur des victimes de terrorisme et d’autres événements traumatiques est inédite, et elle permettra, j’en suis convaincue, un renforcement global des droits et une meilleure prise en charge de toutes les victimes à travers le monde, dans l’urgence comme dans la durée. Dans la manière dont nous choisissons de partager et d’accompagner ceux d’entre nous qui ont été touchés, nous montrons quelle société nous sommes, une société de la responsabilité, de la bienveillance et de la dignité, et nous affirmons notre désir de bien-vivre ensemble. » a-t-elle souligné lors de son discours de clôture.

publié le 27/01/2017

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