9ème session du comité intergouvernemental de bioéthique

Les 16 et 17 juillet 2015 se tient, à l’UNESCO, la 9ème session du Comité intergouvernemental de bioéthique (CIGB).

Le CIGB a été fondé en 1998, en vertu de l’article 11 des Statuts du Comité international de bioéthique (CIB). Il se compose de 36 Etats-Membres. Leurs représentants se réunissent au moins une fois tous les deux ans pour étudier les recommandations et avis du CIB. La France, qui a créé le premier Comité Consultatif de Bioéthique national en 1983, est à nouveau représentée au CIGB depuis 2013.

Le but principal de cette session est, pour le Comité, d’évaluer le travail du Comité scientifique international de bioéthique de l’UNESCO (CIB) sur la période 2014-2015 et de fixer le programme pour 2016-2017. A noter qu’un expert français de haut niveau siège au CIB, en la personne du professeur Hervé Chneiweiss.

L’UNESCO s’implique dans les discussions sur la bioéthique depuis les années 70 et considère que c’est à travers une solidarité intellectuelle toujours plus grande que se construit aussi la paix. C’est en ce sens qu’elle cherche à intégrer le plus grand nombre de pays aux débats qui concernent la bioéthique. Le programme que le secteur Sciences humaines et sociales de l’Organisation consacre à la bioéthique depuis 1993 (programme de bioéthique dans la section Sciences Humaines et Sociales) a trois finalités : créer des comités nationaux de bioéthique, éduquer et sensibiliser les populations aux sujets liés à la bioéthique et établir un dialogue à l’échelle internationale autour de la bioéthique. Dans le cadre de ce programme, l’UNESCO coopère avec d’autres institutions spécialisées comme l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) ou encore la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture).

Durant cette neuvième session du comité intergouvernemental de bioéthique, il s’agira notamment d’évaluer l’élaboration du principe du partage des bienfaits (article 15 de la Déclaration Universelle sur la Bioéthique et les Droits de l’Homme de 2005) et d’actualiser la réflexion du CIB sur le génome humain et les droits de l’homme, droits qui tiennent une place fondamentale dans la réflexion de l’UNESCO sur la bioéthique.

publié le 16/07/2015

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